Scénariser un dispositif hybride

L’Université de Laval définit la formation hybride comme étant un « Système de formation qui comprend, en proportion variable, des activités de formations offertes en présence physique des étudiants et de l’enseignant ainsi que des activités de formation à distance, synchrones ou asynchrones« .

Globalement, la conception des dispositifs hybrides repose sur 5 dimensions majeures, mises en lumière grâce à la recherche Hy-sup (Burton & al. , 2011) :

  1. l’aternance entre les activités en présentiel et les activités à distance ;
  2. la réflexion sur l’accompagnement de l’apprenant tout au long du dispositif ;
  3. la manière avec laquelle la méthodologie et les contenus seront médiatisés ;
  4. l’effet sur l’apprentissage que cette hybridation va provoquer ;
  5. l’ouverture méthodologique du dispositif aux apprenants.

Ces 5 dimensions sont détaillées sur le site dédié à cette recherche : http://prac-hysup.univ-lyon1.fr . 6 types de dispositifs deviennent alors envisageables en fonction de ce que le formateur cherchera à atteindre en termes d’objectifs pédagogiques : les 6 types de dispositifs hybrides.

Dans un cours hybride, le temps passé en salle de cours est donc réduit, mais jamais entièrement éliminé. Son organisation comprend minimalement un certain nombre d’activités et de séances à distance. De manière générale, la plupart des chercheurs et des universités considèrent qu’un cours hybride comporte entre 20 % et 80 % des séances de cours offertes dans un mode à distance. Pour un cours de trois crédits s’échelonnant sur 15 semaines, ce ratio représente entre 3 et 12 séances offertes en ligne (Source : enseigner.ulaval.ca).

Cette proportion variable de cours en présentiel et à distance signifie que celle-ci a été combinée de manière réfléchie afin de bien répondre aux besoins des l’étudiant et aux objectifs du cours.

Comme pour l’enseignement en présentiel, il existe une grande variété de scénarios pour se lancer dans l’enseignement hybride.

Nous en explorons 4 (d’après Parmentier & Vicens, 2019) :

  1. L’exposé magistral interactif
  2. Le travail en petit groupe
  3. La classe inversée
  4. Une présence à distance

La scénarisation d’un cours hybride repose sur une planification des activités que les apprenants vont réaliser pendant la séquence d’apprentissage. Il s’agit de déterminer ce que vont faire les apprenants, l’enseignant et éventuellement des intervenants externes. Il s’agit aussi de déterminer les moyens (humains et non-humains) et méthodes qui seront utilisées pour faire apprendre.

L’enseignement hybride implique également une planification des modalités d’interactions sociales. Le plus grand défi est à rechercher dans la complémentarité entre les séances dites synchrones et asynchrones. Ces dernières ne sont pas synonymes d’absences d’interactions sociales. Elles sont possibles par le biais d’activités disponibles sur des LMS (Moodle) = forum, annonce, sondage, wiki, évaluation par les pairs, etc.

Pour en savoir plus sur les atouts spécifiques des activités synchrones et asynchrones, cliquez ici.


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